• SAVON DE MARSEILLE

    LE SAVON DE MARSEILLE

    LES PETITS FILOUS DU SAVON DE MARSEILLE

    Il est la star actuelle des rayons cosmétiques et hygiène corporelle. Pourtant, toutes les variétés ne se valent pas.

    Il existe depuis 400 ans, mais il était petit à petit tombé dans l’oubli. Le savon de Marseille, encore si populaire au début du XXe siècle pour se laver, nettoyer ou lessiver, a été délaisse dans les années cinquante au profit des détergents industriels.

    Aujourd’hui, avec l’allongement de la liste des produits chimiques contenus dans les savons modernes, la recrudescence d’allergies de la peau et le boom du bio, il revient en force.

    Marseille

    Dopé par l’image positive d’un produit naturel venu de la douce Provence, le savon de Marseille se vend dans le monde entier à prix d’or.

    Graisse animale

    En seulement cinq ans, les ventes de savons de Marseille ont doublé. Il s’en écoule plusieurs dizaines de milliers de tonnes par an. Et on en trouve de toutes les sortes : colorés, parfumés, relookés, en cuve ou même en liquide.

    Certains en ont même fait un produit de luxe. Car le procédé de fabrication artisanal a forcément un impact sur le prix d’achat payé par le consommateur. Rien que pour la production, le cube coûte 60 centimes d’euro à un petit entrepreneur traditionnel, soit trois fois plus que ses concurrents classiques. Et il sera vendu en magasin au moins 4 euros. Dans les supermarchés, il existe pourtant des savons de Marseille moins chers.

    Un gros fabricant marseillais dévoile les coulisses de son usine. A côté d’une pièce où il fabrique à l’ancienne ses cubes dans de vieux chaudrons, l’homme dispose d’une deuxième chaîne de production. Cette dernière est capable de fabriquer en quelques minutes des petits savons blancs, à partir de sachets de granulés reçus de Malaisie ou d’Indonésie.

    Marseille1

    L’astuce ? Avoir remplacé l’huile d’olive par l’huile de palme, un produit qui pullule en Asie du Sud-Est. C’est trois fois moins cher que d’acheter de l’huile d’olive en Europe. D’autres substituent carrément de la graisse animale à la végétale ! Ce qui permet de vendre encore trois à quatre fois moins cher que des produits à base de graisse végétale.

    En ajoutant à ce mélange exotique un colorant ou un parfum, le consommateur n’y verra que du feu.

    Gare aux additifs

    Ce procédé s’apparente à de la contrefaçon. Pourtant, il n’y a pas de souci au niveau légal ! L’appellation « Savon de Marseille » n’est pas protégée par un copyright, les savonniers n’ayant pas réussi à s’entendre entre eux sur la définition exacte du « vrai » savon de Marseille.

    Alors, comment démêler le vrai du faux ? Dans la plupart des savons vendus dans la grande distribution, on retrouve du sodium « tallowate » dans la liste des ingrédients. Soit de la graisse animale. Les savons à l’huile de palme contiennent du sodium « palmate ».

    Le type de graisse n’influence en rien les allergies. Ce sont plutôt les additifs (parfum, colorants…) qui jouent un rôle. Et ici, seul le gros cube vert, uniquement fabriqué à partir d’huile d’olive (naturellement colorée et parfumée) possède un avantage.

    savon M

     


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  • Commentaires

    1
    Samedi 20 Juillet à 12:15
    Daniel

    Pas très encourageant tout ça biggrin
    Bon weekend
    Daniel

    2
    Samedi 20 Juillet à 13:46

    merci Daniel de ta visite

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