• ESPOIR

     

    J’ouvre la fenêtre, besoin de respirer

    Et de retrouver un semblant de liberté

    De revoir et d’entendre le cri des oiseaux

    De briser le silence, d’ouïr des chants nouveaux.

     

    Où est notre printemps, enfermé, confiné

    Où sont les fleurs des champs, les jardins embaumés ?

    Notre vie est privée de parfums et de joie

    Et nos chemins tracés ne trouvent plus leur voie !

     

    Mais ciel bleu de mon cœur, je veux te retrouver

    Des instants de bonheur, rêves ensoleillés

    En goûtant, chérissant un avenir meilleur

    Et en embellissant nos routes en douceur.

     

    Revoir ceux que j’aime, les serrer dans mes bras

    Dire sans fin « je t’aime » sera mon émoi

    Partager avec eux le reste de ma vie

    Espérer chaque jour une famille unie !

     

     

    Le 19 avril 2020  


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  • LES BIERES BELGES D’ABBAYE

    Floreffe, Leffe, Saint-Feuillien, Maredsous, Affligem, Grimbergen, Val-Dieu, voici quelques-unes de nos plus célèbres bières d’abbaye.

    Brasser des bières dans les abbayes est une tradition qui date du Moyen Âge.

    Les monastères offraient l’hospitalité contre quelques deniers aux voyageurs et aux pèlerins surtout. Bien sûr, quoi de mieux qu’une bonne pinte pour faire tomber la poussière des chemins accumulée dans le gosier !

    Il fallait donc fabriquer une bonne bière et les voyageurs se permettaient des détours pour une halte dans les lieux les plus accueillants. Puis, au fil des siècles, la bière devint un objet commercial, vendu hors de son lieu de brassage.

    Floreffe

    Fondée en 1121 par Norbert de Gennep, l’abbaye de Floreffe a longtemps bénéficié du soutien des comtes de Namur et a ainsi connu une importante renommée, étant considérée comme l’un des plus riches et plus influents monastères des anciens Pays-Bas et du nord de la France. En 1842, il reste trois survivants des moines de Floreffe, le dernier d’entre-eux meurt en 1850. Une centaine d’années plus tard, le proviseur du collège de l’abbaye de Floreffe décide, afin de réunir de l’argent pour l’entretien des bâtiments, de restaurer le moulin-brasserie et de relancer la production de la fameuse mousse.

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    Leffe

    Historiquement, le nom Leffe provient d’un quartier de Dinant. L’abbaye fut fondée au XIIe siècle et a abrité une brasserie au XIIIe siècle. Au Moyen Âge, l’utilité de ce lieu dans un monastère était avant tout d’ordre sanitaire. En effet, dans l’impossibilité matérielle de vérifier si l’eau de source était propre ou non à la consommation, la communauté trouvait dans la fabrication de la bière, un moyen pratique de résoudre ce doute aussi crucial, cela grâce au processus assainissant de la fermentation.

    En 1952, le brasseur Lootvoet obtint les droits de licence pour produire la Leffe. Trois ans plus tard, l’entreprise fut rachetée par Stella Artois. En 1975, elle a cessé ses activités et toute la fabrication fut transférée à la Brasserie Grade de Mont-Saint-Guibert. Quand la société ferma en 1996, elle s’élevait alors à plus de 300.000 hl.

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    Saint-Feuillien

    Depuis 1873, la famille Friart poursuit la fabrication de différentes bières parmi lesquelles la Saint-Feuillien. Au VIIe siècle, un moine irlandais nommé Feuillien débarque sur le continent prêcher l’Evangile. Hélas, en 655, alors qu’il traversait la forêt Charbonnière, sur le territoire de l’actuelle commune du Roeulx, le prêtre fut martyrisé et décapité. A l’endroit de son supplice, ses disciples élevèrent une chapelle qui deviendra en 1125 une abbaye de prémontrés : l’abbaye de Saint-Feuillien du Roeulx.

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    Maredsous

    L’abbaye de Maredsous est fondée en 1872 sous l’impulsion d’un couvent bénédictin allemand et, notamment de l’un de ses membres : Hildebrand de Hemptinne, originaire de la région. Brasser ne fut jamais un métier dans ce prieuré. Depuis 1963, l’abbaye a confié la production et la commercialisation à la brasserie Duvel Moortgat, sous le contrôle des moines. Il est possible de la déguster sur place dans des chopes en terre cuite.

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    Affligem

    A Opwijk, dans le Brabant flamand, la brasserie Affligem propose la fameuse bière d’abbaye du même nom, selon une recette élaborée par des moines il y a 900 ans. Il faut remonter jusqu’en 1704 pour trouver les origines de l’abbaye d’Affligem. A cette époque, six brigands touchés par la grâce ou le repentir décident de se faire moines et fondent une minuscule communauté. Les six novices créent une boulangerie et une malterie. Lorsque les moines bénédictins cessèrent leurs activités de brasseurs, ils contactèrent d’abord la société anversoise De Hertog, qui mit au point une nouvelle recette permettant de brasser le breuvage avec du matériel moderne. En 1970, ce procédé fut confié à la brasserie De Smedt, l’actuelle brasserie Affligem.

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    Grimbergen

    C’est en 1125 qu’est trouvé le lieu désigné sous la forme de « Grentberghis » dont l’origine est « grientbergen » désignant en néerlandais des monts de gros sable graveleux. L’abbaye de Grimbergen est fondée en 1128 par Norbert de Xanten. A côté de leurs occupations contemplatives et religieuses, les moines norbertins brassent une bière foncée.  La recette de cette bière a été transmise de père en fils pendant des siècles. Le savoir-faire des pères prémontrés qui au XIIe siècle ont mis au point la recette Grimbergen, a traversé les âges, puisqu’elle est toujours utilisée aujourd’hui.

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    Val-Dieu

    La construction de l’abbaye du Val-Dieu remonte au XIIIe siècle. Le compte Lothaire de Dahlem, fondateur, entreprit cette œuvre pieuse en expiation du crime dont il s’était rendu coupable sur la personne de saint Albert de Louvain, évêque de Liège, lâchement assassiné à Reims en 1192. Depuis 1997, les bâtiments de la ferme de l’abbaye sont à nouveau bercés par le ronronnement de la brasserie. Comme les anciens locaux ont été détruits au début du XXe siècle et leurs pierres ayant cédé la place à un magnifique parterre de fleurs, la bière du Val-Dieu est aujourd’hui brassée dans ce qui servait jadis d’exploitation agricole.

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  • LE TOURNESOL

     

    TOUT SIMPLEMENT ROYAL !

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    Avec son imposante silhouette, l’Helianthus annuus est mieux connu sous le nom de tournesol.

    Cette solide fleur de la famille des astéracées vient d’Amérique. Sa particularité se retrouve dans l’éthymologie de son nom « Helianthos », qui signifie « fleur du soleil » en grec. Elle possède donc l’étonnante facilité de s’orienter vers l’astre de feu.

    Ce phénomène, appelé héliotropisme, disparaît cependant quand la fleur devient trop lourde. C’est qu’elle peut atteindre 50 cm de diamètre !

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    Toutes tailles

    Dans les champs, les tournesols sont cultivés pour leur huile, mais dans votre jardin ils sont les rois ! Leur carrure de colosse en fait de vrais séducteurs. Le « Giganteus » ou le « Russian Giant » atteignent sans problème les quatre mètres et semblent dominer, par leur belle corolle illuminée, tous les hôtes du jardin.

    Mais contrairement aux idées reçues, les tournesols ne sont pas tous montés sur des échasses. Certaines espèces mesurent 80 cm, tandis que d’autres n’en font que 40. Il existe aussi des variétés naines qui sont souvent proposées en potées fleuries.

    LE TOURNESOL

    Facile à cultiver

    Offrez-lui une exposition ensoleillée ainsi qu’une terre riche en compost et en potasse. Semez les graines directement en pleine terre au début du mois de mai lorsque le sol s’est réchauffé. Le tournesol a besoin de chaleur. Arrosez fréquemment. Quand les plantules auront quelques centimètres, éclaircissez-les. Si vous voulez obtenir des fleurs plus nombreuses (mais plus petites), pincez l’extrémité du plant dès que la première fleur se formera. Pensez à installer un tuteur contre lequel le tournesol va s’appuyer. Petit conseil : achetez-en un suffisamment grand et solide, au risque de voir votre tournesol faire lui-même office de tuteur après quelques semaines !

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  • LA FRAISE DE WEPION

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    Je vous présente la reine des fraises belges : la fraise de Wépion. Produite dans les règles de l’art dans la région de Namur, elle vous régalera de ses saveurs et parfums.

    Connaissez-vous la ville de Wépion, banlieue tranquille de Namur où, le long des bords de Meuse s’égrènent les échoppes des vendeurs de fraises ?

    L’image d’Epinal a, certes, un peu jauni, la Meuse également et les maisons de pierre ont laissé la place à des constructions plus modernes faisant de l’endroit la cité-dortoir de la grosse ville plutôt qu’un pittoresque village wallon. Mais si le paysage d’antan s’est peu à peu transformé, la tradition agricole est cependant restée. Ici, à Wépion, tout tourne autour de la fraise.

    La Véritable Fraise de Wépion est un produit naturel et authentique.

    LA FRAISE DE WEPION

    La culture

    La véritable Fraise de Wépion est cultivée dans la plus stricte tradition sur les hauteurs de Namur. Elles sont cultivées sur un lit de paille en pleine terre et éventuellement protégées par des tunnels. La sélection est rigoureuse et c’est ce qui explique la qualité du produit.

    Chaque année les plants de fraisiers sont rigoureusement sélectionnés et plantés à la main pour vous assurer une récolte des plus savoureuses.

    Les fraisiers sont irrigués par un système de goutte à goutte pour apporter judicieusement la quantité d’eau nécessaire à leur croissance et au développement des fraises en évitant les maladies et les moisissures.

    Un lit de paille protège délicatement les fruits jusqu’à leur cueillette.

    Le Musée de la fraise

    Le Musée de la fraise, géré par l’asbl « Musée de la Fraise et Promotion du Pays de Wépion », joue un rôle de gardien de la mémoire wépionnaise et de vitrine du pays de la fraise.

    Une sélection dans les collections exposées et un récent rafraîchissement général des lieux ramènent le musée, qui existe depuis plus de 35 ans, parmi les incontournables de la découverte du patrimoine local.

    Dès l’entrée dans cette petite bâtisse, annexe de l’ancienne maison communale de Wépion, on se trouve face aux traces de la naissance de ce bourg déjà occupé au temps des gallo-romains. Sur les murs, des plans, tableaux et photos représentent le site wépionnais à différentes époques. Une vitrine présente quelques vestiges des fouilles effectuées entre 1954 et 1958 sur le site d’un ancien cimetière gallo-romain, à l’emplacement de l’actuel cimetière de Wépion.

    La fraise de Wépion dégage un parfum musqué et une saveur particulièrement fine que nous retrouvons chaque année avec autant de plaisir.
    Elle est cultivée sur un sol calcaire et légèrement ferrugineux propre à sa région, un micro-climat génère des brouillards matinaux qui enveloppent la vallée comme une couverture et donnent aux fraises de Wépion cette couleur purpurine.

    En plus d’être délicieuse, la fraise possède des vertus bienfaisantes. Elle est diurétique, combat la goutte, l’artériosclérose et les affections du foie. Elle s’emploie contre l’angine et les ulcères, elle possède une teneur en fer bien supérieure aux épinards. Et enfin, on utilise aussi la fraise comme masque de beauté.

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  • 1er avril 

    1er avril 2014

    A l’origine de la tradition du Poisson d’avril, il y a la volonté d’un roi. C’est en tout cas l’hypothèse la plus répandue : le poisson d’avril serait né lorsque, le 9 août 1564, Charles IX publie l’Edit de Roussillon, par lequel il décide que l’année ne débute plus le 1er avril mais le 1er janvier. Est-ce pour semer le doute dans l’esprit de leurs congénères ou une forme de résistance pacifique ? Quoi qu’il en soit, des petits malins ont persisté à distribuer des cadeaux à leurs proches le 1er avril. Au fil des ans, l’étrenne est devenue canular.

    LE 1er AVRIL

    Pourquoi s’échange-t-on des poissons le 1er avril ?

     

    A l’origine du poisson, il y avait la tradition catholique du carême : en effet, durant cette période où le jeûne est de rigueur pendant 40 jours, il est de coutume de s’échanger des cadeaux alimentaires. La consommation de viande étant proscrite, il était tout naturel d’offrir du poisson. Au fil des ans, la blague la plus courante en ce 1er avril devint de faire don à ses proches de faux poissons. 

     

    Une tradition française devenue internationale (ou presque)

    Il n’y a pas qu’en France que le 1er avril est la journée officielle du canular (ce qui, d’ailleurs, peut nous permettre de douter de l’origine de cette tradition). Si chez nous, on peut se faire prendre toute la journée, en Angleterre en revanche, l' »April fool’s day » ne se fête que le matin. Si on se fait piéger, on est alors une « nouille » (aucun lien avec le poisson, donc). Au Mexique, la journée du canular est fixée au 31 mars, tandis qu’en Ecosse, on peut se faire prendre le 1er mais aussi le 2 avril. La coutume (avec ou sans poisson) existe également au Danemark, aux Pays-Bas, en Belgique, au Canada, en Italie, en Pologne, au Portugal, aux Etats-Unis, en Suisse, en Suède, en Finlande et même au Japon.

    1er avril 2014


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