• LE MIMOSA

    Souvent livré en boutons voire même en fleurs dès le mois de décembre, le mimosa illumine de ses pompons jaunes d’or les débuts d’année un peu tristes au jardin. Si son feuillage persistant et sa longue floraison parfumée vous attirent, attention ! Semi-rustique, on ne le cultive en pleine terre que dans le Midi et sur le littoral atlantique. Mais pourquoi ne pas le garder en pot sur le balcon ou la terrasse ?

    Le Mimosa (Acacia dealbata) appartient à la famille des légumineuses. Cet arbre décoratif classé chez nous parmi les méditerranéennes est originaire d’Australie.

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    On compte plus de 1200 espèces de mimosas dans le monde. Le mimosa a été introduit sur la Côte d’Azur vers 1850.
    La croissance des mimosas est rapide (30 à 60cm/an). Leurs feuilles persistantes vert clair parfois bleutées finement découpées et leur abondante floraison hivernale en boule d’or parfumées expliquent le grand succès des mimosas au jardin.

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    C’est surtout en parfumerie que le mimosa est réputé. Il forme rarement le corps d’un parfum, mais lui apporte un côté fleuri et poudré très recherché. L’extraction des extrémités des branches en fleurs donne l’absolue de mimosa qui a toutes les apparences du miel. Afin de permettre à Grasse de traiter d’importantes quantités de fleurs, le mimosa a été planté tout autour de la ville, formant d’imposantes forêts, mais aussi dans de nombreuses communes du Var et des Alpes-Maritimes. On peut citer à ce sujet le changement de nom d’une ville appelée autrefois “Bormes”, qui devint en 1968 “Bormes-les-Mimosas”, car la présence de cet arbre à la floraison d’un jaune si caractéristique fait partie intégrante du paysage.

    Découvrir le mimosa, c’est découvrir une autre nature, c’est se plonger dans le bain d’une vie délicieusement rétro et complètement actuel, apaisant. Car le mimosa, en ployant ses branches souples, chuchote « cachons-nous pour nous aimer ». N’est-ce pas le plus beau des langages des fleurs ?  

    LE MIMOSA

     


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  • LES ORTIES

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    CE SOIR, ON MANGE DES ORTIES !

    Durant l’enfance, elles nous marquent de souvenirs brûlants. Plus tard, on leur voue un combat inégal pour les expulser de nos jardins. Mal-aimées, les orties offrent pourtant des saveurs originales … et peu chères !

    Nul besoin d’être expert en botanique pour la repérer, que ce soit en l’observant … ou en s’y frottant ! L’ortie est une plante bien de chez nous, appartenant à la famille des urticacées.

    D’un vert sombre, elle est couverte de poils urticants et se développe surtout dans les sols frais, humides et riches en éléments nutritifs. Résistant à bon nombre de pesticides, elle atteint parfois plus d’1,5 m de hauteur.

    LES ORTIES

    Du piquant sous la couette

    Au Moyen Age, les grimoires font la part belle à l’ortie. Elle était réputée pour soigner bon nombre de maux quotidiens tels que la toux, les saignements, les brûlures … Les guérisseurs de l’époque conseillaient de s’en flageller les jambes afin de traiter les douleurs articulaires. On ignore si leur prescription était respectée.

    Cette plante piquante avait également la réputation de rendre de la vigueur aux amants en perte d’énergie.

    LES ORTIES

    Aujourd’hui, elle a disparu des officines alors qu’elle amène toujours des nutriments intéressants. Elle est riche en vitamines A, B (B2 et B5), en fer, en silice, en zinc, en acide folique … Son taux de calcium est équivalent à celui retrouvé dans les fromages. Avec le risque d’allergies ou d’excès de calories en moins … Elle fournit même sept fois plus de vitamine C que l’orange. Avec de tels nutriments, elle multiplie les vertus : elle est dépurative, favorise les fonctions digestives, traite l’acné, lutte contre les ongles cassants et les chutes de cheveux… Elle représente un bon défatiguant, idéal à la fin de l’hiver.

    Une saveur de noisette

    Ce n’est pas pour ses vertus thérapeutiques que l’ortie connaît un nouvel attrait. Mais plutôt parce qu’elle fait une entrée fracassante dans nos casseroles. En effet, elle se cuisine simplement, à la manière des épinards. Et, contrairement à d’autres plantes, on ne risque pas de la confondre, lors de la cueillette, avec une autre espèce impropre à la consommation. S’il faut la prélever avec des gants, ses éléments urticants et notamment l’acide formique contenu dans les poils, disparaissent lorsqu’ils sont très finement hachés ou cuits durant à peine cinq minutes.

    LES ORTIES

    Cuisine chic

    Pas besoin de garnir votre portefeuille avant de la chasser : prélevez directement l’ortie dans votre jardin ou dans une prairie, en évitant malgré tout les abords des routes et les zones pulvérisées de pesticides. La période idéale ? Le printemps et l’été car ce sont les pousses jeunes qui sont les plus goûteuses et les plus tendres. Otez, avec des gants, les feuilles les plus jeunes, soit les sommités. Eliminez les tiges et toutes les parties dures. Rincez les orties à l’eau légèrement vinaigrée. Attention, le volume diminue fortement après le rinçage ; mieux vaut donc en prévoir une belle quantité au moment de la récolte. Aux fourneaux, la plante se transforme en jus, en tisane, en soupe, en soufflé, en tapenade, etc. Elle se marie parfaitement, dans les quiches par exemple, à d’autres légumes tels que les courgettes, les carottes, les courges, etc. Elle apporte un goût original aux purées, se transforme en gratin où elle se combine bien avec le fromage. Et surtout, elle reste un ingrédient vite cuit, plein de saveur, peu onéreux et disponible à portée de main… Ou plutôt de gant !

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  • L’ALCOOL AU FEMININ

    L’ALCOOL  AU  FEMININ : une maladie qui se soigne

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    Quand une femme sombre dans l’alcoolisme, c’est souvent en cachette. Pour sortir de cette dépendance, elle doit pourtant oser briser le tabou et en parler. Comment ?

    Longtemps, l’alcoolisme a plutôt été associé aux hommes. Avec raison. Les troubles liés à une consommation excessive d’alcool restent d’ailleurs trois fois plus fréquents chez eux.

    Mais les spécialistes constatent qu’ils ont augmenté chez les femmes au cours des vingt dernières années. De fait, leur vie souffre de stress intense, dû à l’obligation d’assurer sur les fronts professionnel, familial, social et privé. Plus de divorces, de familles monoparentales, une plus grande solitude cumulée à la charge de responsabilités familiales, une plus grande précarité. Certaines ne résistent pas et trouvent le moyen de tenir en consommant des médicaments ou de l’alcool.

    Sur tous les fronts

    L’alcoolisme des femmes est indicateur de la santé psychologique des femmes modernes et donc de notre société actuelle. S’il augmente, c’est que la gent féminine se porte mal et que la société va mal. En améliorant l’égalité au travail, en incitant au partage plus large des tâches ménagères, en luttant mieux contre la violence conjugale, en offrant plus de places disponibles dans les crèches, en allant vers une organisation du travail plus proche de celles des pays nordiques (avoir un enfant n’est pas synonyme de stagnation professionnelle) bref, en diminuant le niveau de stress et de difficultés que connaissent certaines femmes, le recours à cette « béquille » qu’est l’alcoolisme pourrait diminuer.

    Briser le tabou

    L’alcoolisme au féminin est encore entouré de bon nombre d’idées fausses qui rendent difficiles son dépistage et le traitement des patientes qui en souffrent.

    Hommes et femmes ne sont pas égaux face à ce problème. La société porte un regard beaucoup plus dévalorisant sur la femme qui s’adonne à la boisson. Pour beaucoup, elle s’avilit dans l’alcool, y perd sa féminité, devient une moins que rien … Alors le jugement porté sur l’homme « qui tient bien l’alcool » est souvent plus tolérant. On lui pardonne ses excès plus facilement en le qualifiant de « bon vivant ».

    Une femme qui a un problème d’alcool doit endurer le poids d’un jugement social sévère. Elle a donc tendance à se cacher, à boire seule chez elle. Elle en ressent de la honte et culpabilise. Et cela peut être très lourd de conséquences. Certaines femmes se replient sur elles-mêmes et n’osent en parler à personne, même à leur médecin. D’autres mettent du temps avant de se rendre compte que leur rapport à l’alcool est problématique. Quand elles en prennent conscience, elles n’ont pas forcément le courage d’en parler tant elles sont honteuses. Or, il s’agit d’une véritable maladie dont il faut s’affranchir pour espérer pouvoir en guérir le plus vite possible.

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  • LA GUINNESS

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    LA GUINNESS : la brune qui ne compte pas pour des prunes

    Symbole de l’Irlande, cette bière atypique séduit des millions de palais depuis 250 ans. Son histoire tient autant du roman que du succès marketing.

    LA GUINESS

    La Guinness a fêté ses deux siècles et demi d’existence. Cette bière fut inventée par Arthur Guinness en 1759, le célèbre breuvage est né dans des conditions aussi discrètes que modestes.

    Quand le fondateur lance son entreprise, il acquiert une brasserie dublinoise désaffectée pour un bail annuel de 45 livres (52 €). Malgré cette bonne affaire, l’homme prend un risque : ses contemporains ne boivent que du gin, du whisky ou des blondes d’importation. Mais Arthur Guinness s’inspire d’une bière londonienne à base de grains d’orge torréfiés.

    LA GUINESS

    Le pionnier ajoute également du malt à sa création avant de la présenter au public. Elégante avec ses reflets noirs et sa coiffe blanche onctueuse, celle-ci ensorcelle tous les nez et gosiers grâce à sa haute fermentation exhalant d’irrésistibles arômes caramélisés.

    Une bière qui guérit

    Son goût innovant n’est pas son seul atout, elle est aussi la première bière à bénéficier d’un marketing moderne. Au début du XIXe siècle, la société Guinness approche le marché européen, propose aux « fans » des produits dérivés : verres, serviettes, badges  et parraine l’équipe irlandaise de rugby. Le symbole de la marque, un toucan tranquillement lové dans son nid, évoque bonheur, force, calme et confort.

    LA GUINESS

    Un slogant publicitaire achève de marquer les esprits : « Guinness is good for you ! » (La Guinness est bonne pour vous). Car le breuvage a dit-on, des vertus curatives : lors de la bataille de Waterloo, un officier aurait même prétendu avoir été guéri par la délicieuse boisson.

    En 1870, ses exportations augmentent et représentent 10 % des ventes internationales.

    Désormais, l’entreprise familiale produit 1,2 millions de barils à l’année.

    Couleur et odeur de pétrole !

    A partir du XXe siècle, l’enseigne installe des brasseries à l’étranger : 25 usines produisent et distribuent la Guinness dans plus de 120 pays. Seuls les Etats-Unis se montrent récalcitrants : certains américains, habitués aux bières légères brassées artisanalement, déclarent que sa texture, sa couleur sombre et son odeur leur rappellent celle du … pétrole. Pour amadouer le pays de l’Oncle Sam et des derricks, les Irlandais vont ruser sans broncher.

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  • LA RHINITE ALLERGIQUE

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    ATCHOUM ! Allergique, peut-être ?

    Le nez qui chatouille, des éternuements à répétition … Le retour des beaux jours signe celui des rhinites allergiques. Cette affection chronique est généralement sans gravité, mais elle peut fortement affecter la qualité de vie.

    La rhinite allergique est tout sauf rare. Les spécialistes estiment qu’un quart de la population est touchée. Elle est même un véritable problème de santé publique puisque sa prévalence a plus que doublé dans les dernières décennies.

    LA RHINITE ALLERGIQUE

    Comment fonctionne la rhinite allergique ?

    Prenons l’exemple du pollen de bouleau, l’une des causes les plus fréquentes de rhinite allergique sévère. Lors de la première exposition, l’organisme identifie (à tort) le pollen comme une substance néfaste. Des anticorps capables de le reconnaître sont donc fabriqués. Et à partir de la deuxième exposition, quand le pollen pénètre dans le nez, il entraîne une réaction immunitaire et tous les symptômes de la rhinite allergique :

    le nez coule abondamment et le liquide est clair comme de l’eau

    les éternuements se multiplient

    le nez (et les yeux) pique(nt) et démange(nt)

    souvent en période de crise, les patients se sentent irritables.

    LA RHINITE ALLERGIQUE

    Rhume des foins et autres allergies

    Les rhinites allergiques liées aux pollens des graminées sont les plus connues. Elles sont surtout actives de mars à septembre, d’où leur autre nom « rhume des foins ». Cependant, d’autres allergies (aux animaux, aux acariens, à certains aliments etc…) peuvent déclencher exactement les mêmes symptômes, tout au long de l’année.

    LA RHINITE ALLERGIQUE

    Que faire ?

    Première et principale recommandation aux personnes souffrant de rhinite allergique : éviter les allergènes ! Dans le cas des pollens, c’est difficile, mais vous pouvez limiter l’exposition en aérant votre intérieur très tôt le matin (ou pendant la nuit) et en sortant le moins possible les jours où le pollen est très présent. Il est aussi très important de suivre un traitement régulier. Trop de patients trouvent leurs allergies « supportables » et ne se soignent pas. Or, un traitement adapté prévient les complications et le développement de nouvelles allergies.

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