• LES PATISSERIES

    LES PATISSERIES

    LES SAVOUREUSES ORIGINES DES PATISSERIES

    La gourmandise n’est pas un vilain défaut. Elle a toute une histoire, saupoudrée de délicatesse.

    Si, à notre époque, elles ne sont « que » de jolies tentations caloriques, ces œuvres d’art éphémères ont eu une valeur religieuse : dès l’Antiquité, des galettes au miel servaient d’offrande à des divinités. Au fil du temps, la perte de cette connotation sacrée leur a donné un statut qu’elles ont encore maintenant : des gourmandises, sans cesse améliorées par « Les Rois de la pâtisserie ».

    gaufre

    C’est grâce à l’évolution du sucre à travers les siècles que ces merveilles gagnent en variété, remplissent les escarcelles des inventeurs et les estomacs des aficionados. « Le développement de la pâtisserie est étroitement lié à la diffusion du sucre ». « Le miel de l’Antiquité devient sucre de roseau ou de raisin au Moyen Age, de canne à la Renaissance, puis de betterave aux Temps modernes ».

    Progrès techniques, ingrédients ou fruits méconnus ramenés de voyage interviennent aussi : « Les artisans découvrent l’abricot, parfument leurs préparations de liqueurs italiennes. De nouveaux tours de main donnent naissance aux choux, aux meringues ». Sans oublier les moules à gâteaux.

    "Le souverain français François 1er se montrait si gourmand de gaufres qu’il commandé à son orfèvre un moule en argent orné de ses armes."

    La gaufre est d’ailleurs l’une des plus anciennes friandises. Au XVe siècle, les livraisons aux grands de ce monde comportaient œufs, sucre, miel et lait. Le peuple, lui, s’en offrait de plus légères à base de farine, d’eau et de sel.

    La pâtisserie pour tous explose au XIXe siècle.

    Début 1840, le pâtissier royal danois Albaek produit les premières viennoiseries, selon un savoir-faire acquis auprès d’artisans autrichiens : la levure unie au beurre confère aux gâteaux un volume étonnant et permet de nouveaux remplissages. Partout en Europe, les salons de dégustation succèdent aux salons littéraires, rassemblant enfin hommes et femmes.

    En 1850, le fameux saint-honoré fut d’abord une brioche. Mais son créateur, le Parisien Auguste Jullien, la remplace par une pâte brisée et des boules de pâte à chou. L’émulation pousse certains gourmets à aller encore plus haut. Marie-Antoine Carême, cuisinier passionné d’architecture, crée la célèbre pièce montée. Celle-ci est souvent garnie de macarons dont la forme double est due au maître Louis-Ernest Ladurée.

    viennoiseries

     


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :