• LES ORTIES

    LES ORTIES

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    CE SOIR, ON MANGE DES ORTIES !

    Durant l’enfance, elles nous marquent de souvenirs brûlants. Plus tard, on leur voue un combat inégal pour les expulser de nos jardins. Mal-aimées, les orties offrent pourtant des saveurs originales … et peu chères !

    Nul besoin d’être expert en botanique pour la repérer, que ce soit en l’observant … ou en s’y frottant ! L’ortie est une plante bien de chez nous, appartenant à la famille des urticacées.

    D’un vert sombre, elle est couverte de poils urticants et se développe surtout dans les sols frais, humides et riches en éléments nutritifs. Résistant à bon nombre de pesticides, elle atteint parfois plus d’1,5 m de hauteur.

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    Du piquant sous la couette

    Au Moyen Age, les grimoires font la part belle à l’ortie. Elle était réputée pour soigner bon nombre de maux quotidiens tels que la toux, les saignements, les brûlures … Les guérisseurs de l’époque conseillaient de s’en flageller les jambes afin de traiter les douleurs articulaires. On ignore si leur prescription était respectée.

    Cette plante piquante avait également la réputation de rendre de la vigueur aux amants en perte d’énergie.

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    Aujourd’hui, elle a disparu des officines alors qu’elle amène toujours des nutriments intéressants. Elle est riche en vitamines A, B (B2 et B5), en fer, en silice, en zinc, en acide folique … Son taux de calcium est équivalent à celui retrouvé dans les fromages. Avec le risque d’allergies ou d’excès de calories en moins … Elle fournit même sept fois plus de vitamine C que l’orange. Avec de tels nutriments, elle multiplie les vertus : elle est dépurative, favorise les fonctions digestives, traite l’acné, lutte contre les ongles cassants et les chutes de cheveux… Elle représente un bon défatiguant, idéal à la fin de l’hiver.

    Une saveur de noisette

    Ce n’est pas pour ses vertus thérapeutiques que l’ortie connaît un nouvel attrait. Mais plutôt parce qu’elle fait une entrée fracassante dans nos casseroles. En effet, elle se cuisine simplement, à la manière des épinards. Et, contrairement à d’autres plantes, on ne risque pas de la confondre, lors de la cueillette, avec une autre espèce impropre à la consommation. S’il faut la prélever avec des gants, ses éléments urticants et notamment l’acide formique contenu dans les poils, disparaissent lorsqu’ils sont très finement hachés ou cuits durant à peine cinq minutes.

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    Cuisine chic

    Pas besoin de garnir votre portefeuille avant de la chasser : prélevez directement l’ortie dans votre jardin ou dans une prairie, en évitant malgré tout les abords des routes et les zones pulvérisées de pesticides. La période idéale ? Le printemps et l’été car ce sont les pousses jeunes qui sont les plus goûteuses et les plus tendres. Otez, avec des gants, les feuilles les plus jeunes, soit les sommités. Eliminez les tiges et toutes les parties dures. Rincez les orties à l’eau légèrement vinaigrée. Attention, le volume diminue fortement après le rinçage ; mieux vaut donc en prévoir une belle quantité au moment de la récolte. Aux fourneaux, la plante se transforme en jus, en tisane, en soupe, en soufflé, en tapenade, etc. Elle se marie parfaitement, dans les quiches par exemple, à d’autres légumes tels que les courgettes, les carottes, les courges, etc. Elle apporte un goût original aux purées, se transforme en gratin où elle se combine bien avec le fromage. Et surtout, elle reste un ingrédient vite cuit, plein de saveur, peu onéreux et disponible à portée de main… Ou plutôt de gant !

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